Les attaquants du Ghana André et Jordan Ayew “ne sont pas jumeaux, mais presque”, résume Franck Passi, longtemps entraîneur à Marseille des fils d’Abedi Pelé, qui ont su forger leurs carrières malgré l’immense pression des héritiers. “Ils ont été éduqués football, ils se transmettent beaucoup de choses du père aux fils, et les frères entre eux, c’est une vraie famille foot”, explique à l’AFP Elie Baup, un des entraîneurs dont Passi a été l’adjoint à l’Olympique de Marseille, avant le deuxième match des frangins à la CAN-2017, samedi contre le Mali. “Ils ont +rêvé le père+, c’est vrai, formule Baup, mais quand même ce ne sont pas des joueurs lambda! André (27 ans) fait une super carrière, et celle de Jordan (25 ans) n’est pas mal du tout.” Leur palmarès n’égale pas celui d’Abedi, champion d’Europe avec Marseille (1993) et d’Afrique avec le Ghana (1982). Eux ont perdu la finale de la CAN-2015 (0-0, 9 t.a.b. à 8) contre la Côte-d’Ivoire, achevée dans un torrent de larmes pour André. Ils auraient pu faire taire alors quelques-unes des comparaisons avec leur glorieux père qu’ils entendent depuis leur arrivée au centre de formation de l’Olympique de Marseille à deux ans d’intervalle, alors qu’il étaient chacun âgés de 15 ans. Du coup, Jordan était fustigé à chaque incartade. “Son image ne correspond pas du tout à sa mentalité, s’insurge Baup, qui le présente comme “un garçon charmant, et très travailleur”. “Mais il est tellement dans la gagne qu’il a des excès parfois, avec moi il ne jouait pas toujours beaucoup, alors quand il rentrait il faisait des trucs qui le montraient du doigt, comme contre le PSG”, l’excuse Baup. Malgré l’ombre d’Abedi, “André a fait son trou dans la carrière, et Jordan va le faire, j’en suis sûr”, dit Passi à l’AFP. Chez les “Black Stars”, l’aîné est un patron et Jordan un joker. S’ils sont très complices, ils n’occupent pas le même poste…

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