Mercredi en fin d’après-midi, un Abraysien de 34 ans a reçu la visite impromptue, à son domicile, de deux inconnus. Deux frères jumeaux de 24 ans, Younes et Issam, voulaient absolument obtenir l’adresse de son cousin, avec lequel ils avaient un contentieux lié à la vente d’une voiture. La discussion, qui s’est déroulée devant l’immeuble, a vite dégénéré. Le trentenaire a bientôt été frappé au visage, puis roué de coups alors qu’il était à terre. Blessé en plusieurs endroits du corps, il a eu un tympan perforé. Ces violences ont été accompagnées de menaces de mort non dissimulées. Alors qu’elle venait de déposer plainte au commissariat, la victime a vu, quelques heures plus tard, les deux hommes revenir. Cette fois, la discussion s’est déroulée depuis le trottoir. Avant que la police n’intervienne et n’interpelle les deux frères. Dans sa manche, Younes dissimulait un couteau doté d’une lame de 13 cm. Voilà ce qui conduit ces jumeaux, déjà condamnés ensemble pour des faits de violence, à être jugés, ce vendredi, en comparution immédiate. À les entendre, seul Issam s’est rendu, l’après-midi des faits, à Saint-Jean-de-Braye. Au cours de la discussion, le prévenu ne nie pas qu’il a pu y avoir une bousculade, au cours de laquelle la victime a perdu l’équilibre. L’interruption temporaire de travail de cinq jours, délivrée par le médecin, résulterait de cette mauvaise chute. Cette version minimaliste ne résiste cependant pas au témoignage de la mère de la victime. Et pas davantage aux événements qui ont émaillé la confrontation organisée, jeudi, dans les locaux du commissariat : à cet homme, qu’ils avaient frappé et menacé la veille, Younes a déclaré en arabe : « Quand on sort de prison, on te tue?! » Des faits suffisamment éloquents pour emporter la conviction du tribunal…

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