Revue de détail de ce qui rapproche et oppose les quatre candidats socialistes Valls, Peillon, Montebourg et Hamon. Loin des apparences et des postures de campagne. Valls, Peillon, Montebourg et Hamon sont candidats à la primaire de la gauche. (Reservoir photo/Sipa) Depuis vingt ans, ils se sont associés et affrontés, alliés puis trahis. Valls, Peillon, Montebourg et Hamon : quatre représentants d’une même génération socialiste, quatre anciens ministres de François Hollande, quatre candidats à la primaire qui présentent de fortes similitudes et de franches oppositions. Pas toujours là où on les attend. Mais pourquoi diable Benoît Hamon est-il candidat puisque l’aile gauche est déjà représentée avec ­Arnaud Montebourg? Cette question se posait au début de la campagne. Mais l’un et l’autre campent désormais deux projets bien différents. “Montebourg a un logiciel traditionnel, des accents première gauche avec une forte intervention de l’Etat ; mais aussi une vraie remise en question de la construction européenne, avec des accents chevènementistes. Il a enfin une dimension entrepreneuriale forte. C’est un syncrétisme”, analyse le politologue Remi ­Lefebvre. Favorable à une relance keynésienne, chantre du made in France, partisan de la relocalisation et des circuits courts, Montebourg a effectué “une synthèse du patriotisme républicain de gauche et du mouvement écolo altermondialiste”, tente le député Laurent Baumel, chargé de son projet.

«Montebourg a des accents première gauche avec une forte intervention de l’État»

L’ancien ministre du Redressement productif et l’ex-ministre de l’Education sont donc bien plus éloignés qu’il n’y paraît. Le premier veut une “société du travail”, quand le deuxième veut “refonder” le rapport au “travail et au temps libre” avec sa mesure phare, le revenu universel…

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